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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/131

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ment il cessait de surveiller le point où se trouvait Oonomoo.

En effet, celui-ci profitant d’un instant où l’ennemi avait la tête tournée, arriva inaperçu au but de ses désirs.

Mais, une fois là, il se trouvait en présence de la même difficulté : il fallait toujours se débarrasser de son dangereux adversaire. Or, s’élancer sur lui, du fond de l’eau ; le surprendre ; l’étendre mort d’un coup de tomahawk ; c’était affronter une mort certaine, car le Miami avait tout l’avantage de la position.

Sans parler de sa sollicitude pour le lieutenant Canfield, le Huron ne se souciait point de se faire tuer ainsi à coup sûr. Il renonça donc à toute tentative d’agression et songea à regagner le rivage sans être vu, puis à rejoindre le jeune officier, pour le conduire par voie de terre, au village des Shawnees.

Le point difficile était encore de profiter des moments où le Miami regardait ailleurs ; il fallait pour cela déployer une rapidité et une précision incomparable dans le moindre mouvement.

Emporté par son premier élan, Oonomoo ne put empêcher un léger choc de sa tête contre le canot.