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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/123

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— Il a vu aujourd’hui Flwellina, la femme d’Oonomoo, répondit le Huron.

Canfield fut bien surpris d’entendre l’Indien lui parler ainsi de sa vie privée ; chose contraire à tous les usages de sa race. Mais par déférence pour son ami, il s’abstint de manifester son étonnement.

— Flwellina chrétienne — a dit des paroles de Dieu, le Grand Esprit qui est là haut. Elle a dit à Oonomoo qu’il ne fallait plus prendre de scalps, Oonomoo n’en prendra plus.

— Voilà une sage détermination ; un guerrier tel que vous n’a plus besoin de recueillir les preuves de son courage. Je suis sûr qu’un sourire de cette bonne créature qui se nomme Flwellina, sera pour vous une des meilleures récompenses.

— Oui, je sais… je le sens là ! dit le Huron en plaçant énergiquement la main sur sa poitrine.

Il y eut un moment de silence :

— Il est temps d’aller, ajouta Oonomoo.

— Vous avez parlé de faire en canot une portion de la route ? je ne vois pas de canot.

— Là bas, sous ce rocher.

À ces mots l’Indien montrait du doigt un roc