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ton le plus sérieux, j’ai l’honneur de vous présenter M. Olivier Madray, votre capitaine, propriétaire et armateur du navire, et M. Ivon Lebris, son second ; messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter M. Loïck Lebègue, votre premier lieutenant ; M. Lebègue m’a été recommandé par le capitaine Surcouf, sous les ordres duquel il a servi pendant plusieurs croisières.

— Et je m’en vante ! s’écria le lieutenant capitaine, et vous, monsieur, je suis heureux de vous voir enfin arriver. Je ne sais pas parler, mais je sais agir. Foi d’homme ! vous pouvez compter sur moi ; je serai à vous, comme je l’ai été à Surcouf.

– Voilà de bonnes paroles, lieutenant ; je vous en remercie, répondit Olivier ; j’espère que nous nous entendrons et que je serai aussi satisfait de vous que vous le serez de moi.

Et il lui tendit la main, que le lieutenant serra à la briser.

— Faites réunir l’équipage dans le carré, reprit Olivier, j’ai à me faire reconnaître par lui.

— À l’instant, capitaine, répondit le lieutenant.

Après avoir minutieusement examiné le pont, les trois hommes descendirent.

L’arrière du bâtiment était aménagé comme celui d’un navire de guerre ; les chambres des officiers étaient à bâbord à tribord, et de plus, occupant tout l’arrière, se trouvait l’appartement du capitaine, composé de trois pièces, chambre à coucher, salon, salle à manger, de plus un cabinet de toilette et une salle de bain ; l’espace laissé libre entre l’appartement du capitaine et les chambres des officiers formait le carré, à la fois