Page:Aimard - Par mer et par terre : le corsaire.djvu/334

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


nous acquitter de toutes les dettes de reconnaissance que nous avons contractées envers vous.

— Et qui forment un total effrayant, dit doña Dolorès avec un charmant sourire.

— Ce qui nous fait presque désespérer de nous acquitter jamais, ajouta doña Maria sur le même ton.

— Peut-être ! répondit le jeune homme en jetant à la dérobée un regard sur doña Dolorès.

La jeune fille se mordit les lèvres et détourna la tête avec un délicieux sourire.

— Vive Dios ! s’écria joyeusement don Diego ; s’il existe un moyen de vous prouver combien nous vous aimons, dites-le, cher ami, et bientôt vous aurez la preuve de notre vif désir de vous satisfaire.

— Je retiens votre parole, cher don Diego, dit Olivier avec un léger tremblement dans la voix ; bientôt, peut-être, je vous le rappellerai, et ce sera à mon tour de mettre votre amitié à l’épreuve.

— À la bonne heure ! voilà qui est parler, cher ami ; seulement ne tardez pas trop, je vous prie.

— Ce que je vous demanderai sera peut-être bien grave, bien difficile.

— Allons donc ! fit-il vivement ; l’impossible seul pourrait m’arrêter, et encore !

— Merci, mon ami ; vous ne vous figurez pas combien ce que vous me dites me rend heureux !

— Tant mieux, mon cher don Carlos ! Pressez-vous donc, ma curiosité est vive ; j’ai hâte de savoir en quoi je puis vous servir.

– J’attendrai, si vous me le permettez, que vous soyez installé dans votre nouvelle résidence.