Page:Aimard - Par mer et par terre : le corsaire.djvu/311

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— C’est un grand honneur que vous me faites, señor don Pablo, répondit le Péruvien en s’inclinant.

Don Pablo se tourna alors vers Olivier et Ivon Lebris, toujours debout près de lui, et, les saluant en souriant :

— Señor don Joaquim Muñoz, dit-il, j’ai l’honneur de vous présenter le señor don Carlos Madray et le señor don Pedro Medroza.

Le Péruvien salua. Un nuage aussitôt effacé passa sur son visage.

— Il me semble connaître les noms de ces caballeros, dit-il.

— En effet, señor, répondit Olivier en saluant nous nous sommes présentés plusieurs fois au tambò, où vous êtes descendu, sans avoir le plaisir de vous rencontrer.

— Le plaisir aurait été tout entier pour moi, caballeros.

— Nous sommes compatriotes, ajouta Olivier ; c’est en cette qualité que mon ami et moi nous avons cru pouvoir nous présenter chez vous, señor, d’autant plus que nous désirons vous proposer une affaire importante et avantageuse.

– Je me mets complétement à votre disposition, caballeros.

La connaissance, ainsi ébauchée, ne tarda pas à devenir intime.

Deux ou trois jours plus tard, don Joaquim Muñoz ne pouvait plus se passer de ses nouveaux amis.

Il est vrai que ceux-ci n’avaient rien ménagé pour obtenir ce résultat.

Un matin, en déjeunant, don Pablo Galvez de-