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CHAPITRE X.

COMMENT DOÑA DOLORÈS CONTRAIGNIT OLIVIER À RECONNAITRE SES TORTS.


M. Maraval se promenait sur le pont du Hasard ; il fumait son cigare, tout en causant à bâtons rompus avec Ivon Lebris, lorsqu’en jetant machinalement un regard par dessus la lisse, il aperçut les deux baleinières commandées par M. Mauclère, et qui faisaient force de rames pour regagner le navire.

— Dieu me pardonne, s’écria-t-il riant, voici votre deuxième lieutenant qui revient à bord avec tout un chargement de cotillons !

– C’est ma foi vrai ! dit Ivon après avoir regardé à son tour ; qu’est-ce que cela signifie ?

— Hum ! reprit le banquier toujours riant, M. Mauclère aura fait une prise d’une nouvelle espèce à bord du trois-mâts ; prise agréable sans doute, et, de peur qu’on ne la lui enlève, il a jugé convenable de la conduire ici afin de la mieux surveiller.

— Bon ! vous plaisantez. Mon matelot est à bord du trois-mâts, il n’aurait pas souffert une telle infraction à la discipline ; il y a quelque chose que nous ignorons, mais que nous saurons bientôt ; il