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charpentier, l’armurier, le maître voilier, le maître calfat et le cambusier, avaient leur gamelle comme les officiers, et prenaient leurs repas ensemble, sous la présidence du maître d’équipage et du chef de timonerie.

Il y avait le cuisinier du commandant, celui de l’état-major, et le maître coq, chargé en outre de faire la cuisine de la maistrance.

L’équipage était amateloté, et distribué par plats de sept hommes ; les gabiers, timoniers, chefs de pièces, chargeurs, caliers et patrons de canots avaient une solde fixe de cinq piastres par mois en sus de leurs parts de prises, les équipages corsaires n’ayant d’autres appointements que leurs parts sur les bâtiments qu’ils prennent.

Les parts étaient réglées ainsi : le capitaine avait le tiers de la prise, en sa qualité de capitaine et d’armateur.

Les deux autres tiers se réglaient ainsi : le tiers de ces deux tiers appartenait à l’état-major, le quart du restant à la maistrance et les trois autres quarts de ce reste étaient partagés également entre tous les matelots de l’équipage.

Le supplément de solde donné aux matelots d’élite était pris par le capitaine sur sa bourse particulière.

Ces conditions de partage, fort équitables, avaient été soumises à l’équipage et acceptées à l’unanimité.

Le second et le chirurgien-major prenaient leurs repas avec le capitaine.

L’aide-chirurgien avait sa place à la table de l’état-major, dont il faisait partie.

Tous ces règlements avaient été appliqués im-