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différence d’âge, une ressemblance parfaite avec l’un des portraits : l’autre reproduisait un frais visage qui avait la plus grande analogie avec les traita de la jeune fille ; sans doute, il représentait sa mère.

Pour retracer la charmante physionomie de cette gracieuse enfant il faudrait avoir la palette et les pinceaux du Corrège.

Grande, svelte, rosée comme les fleurs qui l’entouraient : portant sur son frais visage une heureuse expression de candeur et d’innocence, Lucy Dayton était l’ange modeste et solitaire de ce petit Éden.

À l’entrée de Dudley ses joues devinrent pourpres et ses yeux ingénus lui souhaitèrent franchement la bienvenue.

— Bonjour, dit joyeusement le jeune homme ; si toutefois l’heure n’est pas trop avancée pour que je puisse m’exprimer ainsi.

— Salut, ami ! je suis aise de vous voir, répon-