Page:Aimard, Auriac - Le Mangeur de poudre.djvu/74

Cette page n’a pas encore été corrigée


tant sur le seuil, promena dans la chambre ce regard hébété spécial aux enfants. Dès que ses ses yeux eurent aperçu M. Perkina, il fit un mouvement rétrograde comme pour s’enfuir. À ce signe on pouvait reconnaître un pupille du maître d’école.

— Eh bien Sir, qu’est-ce qu’il vous faut ? un verre de toddy ? demanda le maître de poste avec une intention extrêmement malicieuse.

— Non, fit l’enfant en remuant et s’essuyant avec sa manche.

— Quoi, donc !

— Y a-t-il une lettre pour Georges Washington Jefferson Franklin Madison Smith ?

— Non, sir.

— N’y a-t-il pas une lettre pour Melinda Isabella Almina Smith ?

— Oui,… Voyons… Miss Melinda I. A. Smith ; je suppose que c’est ça ?

Au lieu de répondre, le jeune garçon se-