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cher ; Caton, seul, après avoir fait de mystérieux préparatifs, sortit de nouveau chargé d’un énorme paquet, et disparut dans la direction du fleuve. Toute la nuit, l’infatigable nègre fut sur pied, allant et venant, emportant à chaque voyage de volumineux colis qu’il prenait dans le cottage.

Le jour venu, Lucy se leva avec précipitation, réunit dans un coffre léger les menus objets servant à sa toilette, les tableaux de famille qui ornaient sa chambre, et les livres qui composaient sa petite bibliothèque.

Cet emballage fait, il ne restait plus rien dans la maison ; Caton avait déménagé pendant la nuit tout le mobilier que Sedley lui préparait au fur et a mesure.

Ensuite Lucy jeta un long regard sur cette petite chambre où elle avait passé son heureuse et tranquille enfance ; sur ce qu’elle avait orné avec tant de soins ; cueillit quelques fleurs ; murmura une prière, et, précédée par