Page:Aimard, Auriac - Le Mangeur de poudre.djvu/154

Cette page n’a pas encore été corrigée


toutes mes pensées. Mais puisque vous persistez à vouloir unir votre sort au mien, voici ma main ; ordonnez le mariage quand il vous plaira.

Il n’est pas besoin de dire l’ardeur avec laquelle les Dudley baisa cette jolie main et la serra dans les siennes. Sans perdre une minute, il voulut que Caton partit à grande vitesse pour aller chercher le missionnaire.

Le noir messager accomplit sa mission avec une promptitude dont il n’avait jamais fait preuve jusqu’alors : l’ecclésiastique revint avec lui, et le mariage fut célébré selon le rite presbytérien auquel appartenaient les deux époux.

La cérémonie était à peine terminée, et le missionnaire était encore à genoux, achevant les prières d’usage, lorsqu’un bruit de cavalcade se fit entendre au dehors.

Au même instant cinq ou six personnes, Hugh Overton en tête, firent irruption dans appartement. Un nuage d’angoisse avait passé sur les