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L’ILLUSTRE MAURIN

de venir te chercher dans le cabanon de Saulnier.

— Le cabanon rappelle trop à Sandri une histoire où je lui ai fait jouer un rôle d’imbécile.

— De manière, dit Tonia jusque-là silencieuse et très attentive, de manière que ces deux pauvres gendarmes à l’espère dans la broussaille, sont en train de regarder tout le temps un paquet de vieux habits ?

Elle se mit à rire à pleine gorge. Pastouré compléta :

— En train de regarder fixement la culotte, la veste, le chapeau et les souliers de Maurin, proprement ficelés en un joli paquet à longues oreilles !… Ils t’espèrent, Maurin, ils te guettent ; ils sont prêts, si tu y vas, à te mettre la main au collet. Ma foi, ils peuvent les garder tant qu’ils voudront, tes culottes, puisque tu n’es pas dedans !

— Mais j’ai besoin d’y être ! s’écria Maurin, j’en ai assez, je te dis, du métier de mousquetaire ! j’irai là-bas ; j’y vais ! je reprendrai mes effets à leur barbe.

Tonia jusqu’à son départ, et Parlo-Soulet une partie de la nuit, et, avec Pastouré, Saulnier, — qui rentrait du travail, — tous eurent beau supplier Maurin de renoncer à son périlleux projet ; il s’entêtait…

— Tu te feras prendre !

— Non !

— Si !

— Enfin, dit Pastouré, demain il fera jour : nous verrons mieux l’affaire au soleil.