Page:Adelsward-Fersen - Notre-Dame des mers mortes (Venise).djvu/177

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



VII

SOUS LA NUIT ÉTOILÉE…


Sous la nuit étoilée où le ciel luit d’un bleu invraisemblable et profond de saphir, Venise s’allume, fantasque comme une courtisane. Le grand canal bordé de ses palais, depuis le Rialto jusqu’à la Jiudecca est sillonné de barques lumineuses, fleurs vivantes et rampantes, pareil à un collier oscellé de lueurs. Par instants la lune, frangée de nuages lourds que le vent déchire, éclaire l’eau, baise les vagues. Et l’on

voit naître, découpant les gondoles et les pieux

15