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ahurie, mais ifayant pointlàché soupanier, ni?soi§y··îÉ rrîllard. Autour d’elle éclataient les rires. Min dîé— -__A puiser ma colère, je frayai passage aux dames, de.; mon mieux,·ie coude en éperon, .et le poing bru-tat,5 Quelques chapeaux bretons chavirèrent. Des coiffes " r turent froissées: Des injures celtes et françaises m’agonirent, auxquelles ripostaieïit les ·débardeursl’_i pliant sous le faix de nos valises. Ils en jetèrent plu·« t sieurs sur les banquettes de la voiture. Gilberte avait une quinte de toux; et M“‘° La Revellière lui nouait 1; furieusement un foulard autour du col. l’

— Écoute, Hélène ! — dit brusquement M""’ Goulven.- Le suroit qui s’elève est très mauvais pour les I maux de gorge, et il- va souffler droit sur Sauzon, · toute une semaine..; Si tu m’en crois, tu resteras au ’ Palais avec ta fille. M .’Guichardot aura la complaiâ L sance de vous aider icidans vos préparatifs de départ, ce soir et demain. L’air de l’Ocean est trop pernicieux pour l"enfant, n’est-ce pas, Jean?

— J’aimerais mieux —— bégayatil -- que ma petite amie-retournât sur le continent. Ce suroit ne lui vaut rien.

— M"" La Revelliere va venir avec nous, à Sauzon, chercher vos bagages a tous trois, — continua d’or-` ’ donner Mm Goulven, soudain autoritaire et véhé-·, mente.Elle sera de retour demain, au Palais, pour " l—’beure du bateau... Allons, Hélène,.. : adieu, ma, chérie... _ ’ `¤ ~

_ En quelques secondes, les paroles irrémédiables avaient été dites. Tout a coup, les Goulven nous congédiaient rudement, madame Hélène et moi. .. J’étais roulé. La `Compagnie des Produits pharmaceutiques n’acquerrait— pas le sérum du typhus en son-état de