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= 7406 · LE smursnr mom . I typb·îques.. . Dis—moi, Guichardot, serait-ce là un acte

·scien·tiüque‘? A _ .

_ '— Tu déplaces la question, —— répondis-je sévère- -— ment. — D’ailleurs, les codes soumettent lîndividu _ Q. positif et réel à. Pintérêt collectif et à l’avenir social, s choses abstraites, contestables ou futures. Les parents _ thésaurisent moins pour eux que pour leurs héritiers. Les lois et les familles sacritient le présent positif a l’avenir toujours douteux. C’est une loi. sociolo- - gique. ` -.Et ta vie?... Je t’en conjure, épargne ta vie 1-... _ —· M'f*° Goulven parle courageusement et sensé- ment, — appuyai-je. —- Le positif, c’est le danger qui menace ta santé!... _ ·—-Comme ta bouche tremble, Yvonne!... Ton front brûle, ma chérie... Je te jure que je ne suis pas résolu à t'0béir... ' _ — 0béis—moi, je t’en supplie, Jean... Toutes les sagesses s’allient pour te décider. ` ·—— Mais non... Non... J`aime Hélène". Je mentais tout à l’heure en le niant... Je l'aime! Je l’aime· trop - pour que le désir de satisfaire ma passion ne m’àit pas abusé sur moi-même et surmes véritables devoirs. L’acte deviendrait vil. Je le conçois clairement, à ,— cette minute ou tous les muscles douloureux vibrent _ sous ta peau, malgré _toi. Je ne veux pas compter parmi ceux qui proclament ignoblement: « Tout est permis en amour... », et qui s’en vont, raillant les . larmes, ravageant les félicités autour d’eux pour assouvir un triste instinct paré de mensonges poéti- ques. Je l’ain1e. _ ' Anéantie par cet aveu, M""' Goulven regardait son . mari, sans pouvoir émettre un nouveau son. De ses