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396 LE sam>Eu·r·uo1·u l ' tu le vois, jusqu’au.départ pour tarvie heureuse; · Jean, comme je îfaccompagnais ju_squ’au mole ou tîattendait la baleinière du Surcouf. Je te demande seulement de penser qu’à toutes les heures de mes jours je regarderai le chemin par lequel tu revien- · dras peut-être, —- qui sait?—·m’embi·asser au front, un soir, devant Hélène qui t’aimera pour elle... Moi, je t’aimerai pour toi... Et ce sera, sur elle, ma vic- toire, Jean!... . Elle pleura discrètement, à la un de ce souhait. Élie avait du en méditerlles termes dans l’ins0mni·e des nuits récentes. Son mari lui étreignit lesdeux mains. Elle conclut : ' — Va, c'est dit... C’est dit. Ne parlons plus faus- sement, veux-tu ?... Je te le demande en gràce. Là, j‘attendais mon Goulven. Et voici tout ce q.u’il balbutia: z —- Tu le sais! ce ne serait pas pour moi, si je t`0· béissais. Ce serait pour l’œuvre de la science hu- maine... Tu le sais... Répète-moi que tu le sais.,. Yvonne! Répète... Car tout t’appartient de moi; tout, entends-tu, Yvonne? tout! ' . —- Tout de ton esprit... Rien de ton cœur!.- gémit-elle. —— Mais Pesprit vaut que nous détruisions ‘nos cœurs. ` Il s’affligea quelques secondes. Il se crispait sur son pliant, que serraient ses jambes croisées dans le long paletot brun, que tourmentaient ses ])lBdS.H8lÈ·' . veux en bottines assouplies. Absurde, il prétendit ne pas aimer madame Helene, la tenir pour une mère soucieuse de confier à un bon éducateur le dévelop- pement de sa fille. So. lâcheté s’empêtra dans des finesses maladroites qu’il avait aussi préparées durant