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_ ; LE snnrspvr Nom 38f aussi un Goulven mol, passif et lache devant ses . espoirs? _ ` Il me fallait un autre air, un air moins victorieux · desiénergies, l’air, tonique et stimulant des monta- gnes, l’air subtil et empesté des capitales; non cet air océanique maître de qui tend à se depasser., Aussitôt je voulus partir. En bas, Vautoinobile bourdonnait à la façon>d’un gros insecte arrête sur l`ordure nourricière du sol. Là rampaient auss'i les essaims de Bretons noirs. Je criai l’heure aux Goul- ` ven, qui me suivirent avec leurs parentes. Nous nous arrêtàmes à l’orifice du cylindre clair, ou tournoyai-t la spirale en cuivre de la rampe. Du fond, plusieurs voix enfantines sonnaient, s’appelaient, se querel- laient. Des sabots claquaient en descendant. Un vol de ülles enrubannées s’engouffrait, avant nous`, dans l,3.blI`11B circulaire. Les échos de leur joie frappaient . le granit bleu. Ils animerent encore le jour intense_ que _versaient les longues fenêtres vers la courbe de cuivre étincelant. ·. . La brutalité du soleil et de cette liesse nous étour— dit tous, à l’instant de nous_ engager dans le puits de pierre vibrante. Trop de clarté, trop de bonheur criard ébranlèrent nos pensées. M"‘° Goulven hésitait à mettre le pied sur la première marche de fer : _ ·— Il y a trop de fracas, il y a trop de lumière! —- bégaya·t-elle. I . È — Ce simple granit bleu lisse et nn!.;. Il semble qu’on ne saurait ou se rattraper en cas de chute, — geignit M“‘° La Bevellière. . -—·Et_ce trou de. soleil vous aspire! — dit le doc- teur, penché sur la rampe. , - Oui, ce trou de lumière vous aspire! — con-