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_ ` LE ssnrnnr Nom 363 D’ailleurs elle parvint a me dérober son mari, le tlendemain matin. Je ne les retrouvai qu’à la cathé- drale, où elle l’avait conduit avec Mm La Revelliere et Gilberte. Par grandes lames blondes, le soleil divisait l’altitude grise de la nef, qui dévie vers la gauche, au dela du transept, parce que, sur la croix, la tète du Christ en agonie s’aff`aissa dans la direction même assumée par cette architecture. Tous quatre avaient pris place dans cette partie de l’édiiice.·Nous sortimes. .J’accaparai M"° Goulv_en : —Eh bien! vous êtes-vous accusée de vous com- porter aussi mal que moi, dans les choses de. lamour? -— Le confesseur m’approuve, puisque "la reli- gion interdit de dissoudre les liens que l‘Église a noués. ` - C’est cela ! Vous n’aimez pas suffisamment votre mari pour risquer votre salut atin qu’il vive. — Il y a son salut, aussi , sur lequel je dois veiller. ' ` ` — Ce qui le regarde seul... Et ne peut-il être par- ' donné, s’il commet la faute du divorce, par esprit- de grande charité, pOUl' ravir des foules à la mort ?... Et vous—même, ne serez-vous point pardonnée, si, par là, vous assurez la victoire sur le mal?... Demandez à votre ami, le coadjuteur, le théologien, une solution, ` -en lui posant ainsi toute la donnée du problème... Au point de vue de la charité supérieure,... de la charité supérieure... Nierez-vous qu’il y ait là une charité supérieure ?... Dans la torte ruelle du Gué-de-l’Odet, nous nous arrêtions devant une curieuse demeure du xv° siecle, une maison pointue, ventrue, et en surplomb sur un