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350 LE sauveur noni — Eh bien, alors?... Madame Hélène m’a prié· de · vous faire cette ouverture... — Ah! elle vous a prié..., vous!... C’est abomi- minable..., c’est abominable! — proféra l’épouse en- tre deux sanglots. _ ¤ Avec son mouchoir elle s’essuya les paupières, et demeura le visage cache. -— Je comprends. .Ã — risquai-je sur le ton le plus amical; —- vous craignez pour la paix de votre mé- nage. ' —— Jean refuserait, — dit-elle. —-· Il devine tr op ce que cette femme veutpour leur péché!... Le petit- iils de l'amiral Goulven n’acceptera jamais l’arge nt d’une femme, dans de telles conditions... Ni lui, ni moi. * — Évidemment". Vos caractères..., les traditions de votre famille... Tout s’oppose... Je n’approuve pas, mais je comprends. — Apres tout, l`honneur vaut mieux que la vie! —- declama-t-elle plus fort que le mugissement du flux. _ — Euh! euh! —- fis-je dédaigneux, — c’est une opinion..., une bonne vieille opinion... N’oubliez pas que l'offre de votre cousine est surtout déterminée par le vif et sinceredésir de rvoir Gilberte se fortifier Pesprit, gràce aux enseignements du docteur... — Oh! un autre sentiment l’anime aussi!... —- Je ne le nierai pas; mais son amour maternel la guide autant.- Elle a de la clairvoyance quand il s’agit de sa lille, beaucoup de clairvoyance. En offrant ses services aujourdhui, elle vise loin... Vous sai- sissez. La découverte de votre mari Fenrichira consi- dérablement. s’il arrive au bout de ses peines. Puisque