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286 LE sEm>nN·r Nom —- Le divorce! -· dis-je, - et Goulven serait libre comme un veuf..., comme vous!... — Comme moi... —— Une autre femme, ayant de la fortune, pourrait s’éprendre de lui, l’épouser, le sauver. partager bien- ·tôt sa gloire, et même faire profiter leurs enfants de la richesse qu’il acquerra.. — Mais il ne peut pas divorcer... Il n’y a pas de motifs... I · —— Je n’en aperçois pas... — Alors, il doit succomber?... + Probablement!... Madame Hélène me dévisagea. Elle s’expliquait mal que, n’ignorant plus son amour, je pusse froidement la désoler ainsi, et sans périphrases. De la stupeur ala curiosité de me comprendre, puis à l’espoir d’obtenir mon secours, son esprit passait tour a tour, dans une incoherence de cauchemar. Cependant la conception du divorce lui sembla plausible, car elle rompit notre silence : —— Cette femme le tuera... Elle le tuera, vous savez. -—C’est le droit de sa vertu et de son amourl - constatai-je, la pipe aux dents... i — Et ça ne vous indigne pas davantage?... —- Il existe bien d’autres absurdités sur la terre!... —— Il n’en est pas de plus atroce... — Oh! si I... Mais il est naturel que celle-la vous révolte particulierement. Mon llegme ne leurrait qu’a demi sa finesse. Madame Helene s’avisa que c’etait un moyen de l’exas- pérer au paroxysme, pour la faire céder a une sugges- tion suprême. Elle lflairzr que les ambages étaient inutiles, que nous pouvions venir au fait, qu’elle se