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°2.î0 LE SERPENT Nom que vraiment jamais le docteur Goulven n’a hasarde un mot de galanterie, même par jeu... Et vous voila tous avoue forger des chimères romanesques ou vi- cieuses, parce que nous avons causé, tousdeux, devant vous, avec un plaisir réciproque... Ma belle—mere vient de me gronder cruellement, et à tort. .. Etvous, Fhomme clairvoyant, le psychologue positif, vous me' com- prenez autant que cette brave bourgeoise cossue et emportée... C’est vilain, cela... J’ai horreur du laid... Et nous pensons laidement, les uns, les autres-, Je me hàtai de la plaindre, en Pinterrogeant sur les sévérités de sa belle-mère. Par cette.autre voie plus amicale, je devais certainement trouver quelques occasions de la contraindre à la franchise' suprême. Mon adresse de courtier heureux_ saurait bien y reussir. Je fus donc agressif contre l\t¤*° La Revellière, de la façon qu’il seyait. J`appris de la sorte que la bonne dame avait, cette fois, délibérément accusé sa bru. Autant elle eût favorisé le dessein d‘un second mariage, autant elle se revoltait à Pappréhension d‘une aventure. « Vous qui aimiez votre enfant, avait-elle dit, vous voilà prête à laisser le mal la tuer, pour vous attarder ici plus longtemps. Je protege Gilberte La Revellière- Lepeaux, ma petite-fille, contre un grave danger, celui de voir les malins sourire plus tard, quand on ' prononcera son nom, parce qu’il sera celui d’une femme coquette et comprom_ise... Non, vous n’êtes pas maîtresse de vos sympathies! Parce que vous êtes une mère, parce que vous portez un nom que vous devez transmettre, sans ridicules, `a votre fille et a l’honnête homme qui l’ép0usera!... Je n’ai jamais outre mes sentiments de pudeur... Mais je tiens à la