Page:Adam - Le Serpent noir (1905).djvu/274

Cette page n’a pas encore été corrigée


' LE ssamsm, Noni 269 ..- Les votres surtout, répliquai-je. Pourtant ce n’était pas à cela que je voulais en venir... Je puis nfapercevoir que vous êtes tentée aussi par un désir 'tres fort de connaître l’àme des Bretons, fût—il même u indispensable d'y employer l`amour... —— Vraiment?... Oh! oh! —- Ah! ma chere amie, ne permettrez-vous pas que . je sois franc avec vous, et même indiscret? J e supporte mal l’obligation de suivre les détours... Eh bien! sup- posez-vous que je reste le seul ai n’av0ir pas encore observé combien les discours de Jean Goulven vous intéressent? Vous vous efforcez aussi de le tenir sous le charme de vos paroles... - Qu’y a—t—il la de répréhensible?... — Rien du tout... A dire vrai, je ne vous repro- · cherais qu’une chose : ce serait d’en demeurer la... Goulven v0us_aime... Mais oui, mais oui!... Ne vous moquez pas de moi... Tout à l’heure, je lui parlais de votre départ que la jalousie de sa femme a su rendre imminent, sous un prétexte valable... Eh bien! il a failli s'évanouir... J’ai dû lui faire avaler un cordial... —-— Quelle histoire!... — C’est ainsi... Madame Hélène ne dit mot. Elle ne prêta plus la moindre attention à ce que je lui demontrai, rassem- blant tous les indices 'et toutes les preuves morales, sinon matérielles, de sa faiblesse. Elle regardait grandir les pierres de_la cité défunte, à mesure que nous avancions vers la hauteur de la lande ou bril- laient le bloc de l’autel, et lestêtes monstrueuses des grands menhirs ayant à leurs pieds les cadavres dif- formes de leurs ombres. ` -— Comme on se trompe! 5- soupira-t-elle. — (Pest