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' , , LE snnrnwr Nour 2531 piquerait desassagirl La chose semblait habilement , combinée. Q _ ` Madame Hélène étant convaincue d’amour, il ne me restait plus qu’à la persuader de fournir l’argent des expériences. La gloire et la vie de l’amant dépendaient de l’amante. L’échec me, parut improbable. Nous allions obtenir le sérum sans délier la bourse de la Compagnie. D’ailleurs, à partir de cet instant, l’équivoque dimi- nua. La situation de chacun se précisait. Tous, sauf ·le docteur, avaient hâte d’en finir avec le drame latent. .Soumises à des angoisses différentes, mais certaines, ces dames ne les pouvaient plus en'durer davantage. Moi, je m’inI,éressais ardemment aux.processus de . leurs- appréhensions. ll appartenait a mon caprice — de précipiter le dénouement. Selon mes desseins, j’étais devenu l'ami commun, l’h0mme positif et perspicace de qui le conseil semble précieux. Sans craindre de froisser personne, au _moins de maniere irréparable, il m’était possible de provoquer tous les aveux par mes boutades. .l'avais réussi à faire admettre la brutalité de mon langage dans cette société de personnes susceptibles et délicates. Au moment où elles se contraignaient à feindre et Energi- verser encore, j’étais seul en posture d’amcrcer les ~ conversations définitives, et de confronter les émotions rivales. Comme je l’avais voulu, j’étais le maître de l`l1eure. M“‘° Goulven plaçait en moi sa confiance. Son mari évitait 111011 intervention dans le _m_=ys— tere sentimental; mais il espérait mon aide ûnaneiere. M“‘° La Revellière désirait que ma franchise, pour lui. donner raison, accusât directement sa bru de légèreté. Madame Hélène se prêtait à notre camaraderie alin l5