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I . VII Malheureusement, quelques jours s`écoulèrent sans autres indices. Le docteur et madame Hélène étaient en froid. Pourtant il ne se boudaient pas a la manière des amoureux qui usent d’all`éterie en s"évitant. Non. Ils se traitaient à la bonne franquette, en simples camarades; et tou|.es nos suppositions manquèrent de s’évan0uir. . Je m’ennuyai. Anne—Marie devenait intolérable, par sa manie de s’asseoir sur mes genoux, et de. peser, de tout son corps, cotre mon estomac, si je me retirais dans ma chambre pour les loisirs de la digestion. Elle entourait de mon bras sa taille. Pressé entre elle et le dossier du fauteuil, ce membre s’en· gourdissait : des fourniillements le lancinaient. En outre, les acides corrosifs de la dyspepsie étaient se- crét.és dans mon viscère quand le poids de cette amoureuse s’ai`I`aissait contre 'ma poitrine. Ainsi,. câli- nement, elle me torturait. A d’autres moments, sur sa tendre prière, je devais m’étcndre, me ren- verser à. demi contre son épaule. Or, j’ai toujours les