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LE sauveur Nom ` 223 Jean G-oulven et sa compagne, qui devisaient, sioc- cuperent d’en cueillir. Je vis Mm La Revellière les re- garder. Elle observa que, faute de surveillance, G-il- berte se mouillait les chaussures pour ramasser le bâton que Domino venaitde laisser choir en s’ébrouant, au sortir du flot. La vieille dame ne se contint plus. Elle me pria de constater cette négligence maternelle. D’autre part, la silhouette maigriotte de M¤¤° G-oulyen se démenait en vain, a l’autre extrémité dela plage, sous les roches, satin d’attirer l’attention du couple. Bui ne l’apercevaient point, tout à leur récolte. l\l‘°° La Revellière murmura qu’ils passaient les bornes de la bienséance. ` —— Pourquoi donc? — demandai-je,_l’air naïf. Elle eut l’envie de me confier ses soupçons, mais jugea convenable de se raviser : — Hélène ne prend pas garde aux bêtises de la petite, .... pour bavarder, pour étonner ce pauvre doc- teur, avec une éloquence de rapin!... Je n'ai jamais vu pareille bavarde, je vous le jure... Et pourquoi dire, grand Dieu! Des banalités que nous avons lues ‘ vingt fois dans les petits journaux littéraires!.,. Ce brave Breton écoute ça, bouche bée... Que les savants sont betes parfois!... i —- Vous êtes dure! ll est naturel qu’une jeune femme aime briller... Tout a l’heure, quand nous marchions ensemble tous les trois, elle nous acom- posé de bien jolies métaphores". * —— Alors vous croyez qu’elle se mettait en frais pour ·vous et moi?... — Et pour qui donc? V _ · -—- Mais pour... elle-même..., pour s’applaudir en catimini! -