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180 LE sunruum Nom ` vent de la mer : 3,875,921 hectolitres de sarrasin! » ——- Ah! que vous êtes _ donc ingénieuxl —— Ht madame Helene. Vous tirez parti de cela même qui semble, par nature, opposé a tout bénétice... Elle se pique de me vexer habilement. Je me hâtai de lui répondre : — ·— N’est-ce pas que je suis ingénieux?". C’est ma force... Du varech, du goémon, mes usines extraient la soude, l'iode.' Avant l`installation des fabriques Guichardot, on laissait perdre sur cette côte le varech et le goémon.'Aujourd’hui mes remèdes guérissent parfois les gens; et huit cents ouvrieis vivent mieux . que de la pêche... ' · - Bien répondu! — conceda notre amie. —- Mais oui: on se fait des idées fausses sur les gens, sur leurs facultés... Par exemple, quoi qu’on en dise, la Bretonne, outre sa peau très douce... — Je 11`en doute pas! ——- De quoi?.,. ——— Je ne doute pas que vous n’ayez l’intention de me dire des inconvenancesa. Je n’y tiens pas!,,. _` ` —— Peuh! Vous êtes sortie du couvent. Vous avez déjà consommé un mari, n’est-ce pas 9.-.. On peut cau- ser, je pense!... _ , , — On ne peut rien! - signiiia très impérieusement ' madame Hélène, encore qu’un sourire adoucît la sévé- rité de son accentl -—,l’ai hor1·eur de ces histoires-là : elles semblent établir tout de suite, entre celui qui les conte fet celle qui les écoute, une complicité préa- lable pour un vice prochain... — Eh! — répliquai-je. —— La posture dans laquelle vous m`avez surpris doit prouver que je ne me pro- pose plus de vous faire la cour!