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Aün de prouver la décision de ma sagesse, je ter- minai la conquête, jusqu’alors retardée, de la petite Anne—Marie. Cette lille était trop touchée de mes manières et de mon langage pour ne pas ressentir, comme ses pareilles, en un tel cas, une vive amitié at mon égard. J’avais élu, pour sujet de notre conversation quoti- dienne, sa maladie et les soins du docteur : je me renseignais sur la thérapeutique du sérum. A me parler de soi, sans que je parusse me lasser, l'enfant ne se déüait plus. Aussi me sufüt—il de consacrer une heure à la ruse, en lui contant des histoires licen- cieuses, ·cinq minutes "au simulacre de jouer avec elle en la chatouillant, et deux_ minutes à la violence, pour qu’elle devint, bon gré mal gré, ma- maîtresse d’abord fâchée, puis contente. D’abord elle me- fut une servante affectueuse, câline, docile à souhait, pas importuue, car Mm" Goulven l’appelait fort sou- vent. Je·n’en eus que de la satisfaction pendant la premiere semaine. Elle se levait de bonne heure, at