Page:Adam - Le Serpent noir (1905).djvu/134

Cette page n’a pas encore été corrigée


- LE srznritwr Noni 429 sans nier les avantages de la découverte, nos adver- saires l’attaqueraient certainement. Bien entendu, ils se garderaient d’en méconnaître les mérites sûrs. Mais il mettraient en lumière les points encore fai- · bles. Ces points accessoires, ils les présenteraient comme essentiels. Le docteur convint qu‘ils exagére- raient ses détlauts et qu’ils passeraient sous silence ses qualités originales. — Perdrot, là, notre ami Perdrot, tu sais bien, Yvonne... Perdrotll. Il m’a déjà reproché certaines imperfections inhérentes à l’état actuel de la science et qu’il n'a` jamais reprochées, par exemple, à Pasteur _ ou à Berthelot. t Les cousines ne se rendirent a aucune raison.` Elles pensaient que rien de ces manigances ne réussirait a prévaloir. Classer la sérumthérapie Goulvens au . nombre des expériences de laboratoire sans portée pratique, affirmer que les inconvénients de l’applica- tion Pemporteraient sur les avantages de la thèse, employer ai ces allégations l’art supérieur d’hommes tres intelligents mais aigris par l`insucces, l’ingrati- V tude du sort', et la misère, toutesces manœuvres pro- chaines, nos deux amiesles tenaient pournégligeables. · .|e finis par taquiner une sympathie aussi chaleureuse. Là-dessus, madame ·Hélène cessa brusquement de pérorer, tandis que le docteur affectait de rire à mes facéties. Bientôt elle m’interrompit.'rappelant que, jusqu’au dernier jour, il avait soigné M. La Revel- lière, apres avoir prolonge, plus de deux ans, une maladie mortelle, d`ordinaire foudroyante. La mère et la veuve du député n’oublieraient jamais les déli- catesses d'une aide touchante, désintéressée, noble. Je m’incl inai. Goulven prononça des paroles modestes.