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H4 ” ma Sl3Rl"ENT Nom rp I route suivie par eux, avec astuce ct obstination, _ · depuis des années. Au Congrès de Biologie, brusque- ment, avait éclaté la mauvaise humeur des pharma- A ciens, chimistes, entomologistes, histologistes, phy- siologistes, toute la séquelle en « iste ». Je dépeignis copieusement la scène. Nous bavardions les uns et les autres lorsque courut la nouvelle : l`Académie discuterait en séance publique la notice du docteur Goulven, sur les métamorphoses du bàcille d‘Ehberdt ` dans les affections typhiques. Ce fut un tollé : « Goul- ven! notre vieux Goulven, cebon garçon de Goulven, qui jusqu’alors ne gênait personne, Goulven médecin de marine, à fond de cale, quelque part .dans les mers v de la Sonde, ou sur les côtes de la Patagonie, Goul- ven allait avoir sa notice commentée publiquement par l’Académie! Ah! mais, voyez-vous ça 2 ce Bas- Breton qui décroche, à l’improviste, le succes con- voité par tous!... D’un élan il dépasse les camarades ·de l’internat! Le voilà tout installé au gîte de l’étape, ou nous espérions d’abord loger nos vanités légiti- mes... Ah mais!... Ah mais!... ——... Et chacun de se rebiffer aigrement.Moi-même, Guichardot, je me suis rebilfé tout comme un autre,. Mais oui... —- Il faut remarquer que M.`Guichardot ne s’em· barrasse pas d’hypocrisie! — nota fort durement Madame Hélène. ' — Tout cela est naturel, tout cela est humain! - acceptait le docteur, qui tambourina, des ongles, sur la table. i _ Je crois bien qu’à ce moment je l’eusse écrasé du talon comme une chenille, tant sa lâcheté chrétienne me révolta. Il en fut autrement de sa femme, qui,