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Page:Achilles Essebac - Partenza-vers la beauté.djvu/217

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XIV

Pour A. Geo. Roux.
Lundi, 2 janvier.

Hier, avec la nuit tombante, nous avons trouvé closes les portes de Saint-Pierre et nous pûmes seulement pénétrer dans le Vatican par la Porte de Bronze, où la garde suisse, aux vêtements couleur de flammes, veille au pied de l’Escalier Royal. Par la cour Saint-Damase, et par d’autres escaliers encore, nous sommes arrivés à la salle Clémentine. À cette heure, le Vatican désert était figé dans le silence. Les hallebardiers allaient et venaient dans l’ombre croissante à chaque minute, et laissaient tomber leur arme paisible, en s’arrêtant au passage de quelque prélat attardé ; le bruit sec rebondissait sur les dalles, prenait de l’ampleur et se répétait à l’infini sous les voûtes…

Dans la salle Clémentine tendue de fresques jusqu’en haut des murailles immenses, des valets vêtus de soie pourpre avec des ailes de damas rouge qui pendent inertes des épaules, prirent sur un plateau de

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