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Page:Achilles Essebac - Partenza-vers la beauté.djvu/177

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PARTENZA…

Dans une de ces fresques aux couleurs heureusement atténuées, voici Mars et Vénus sous la figure d’un adolescent robuste et d’une belle fille dont les jeunes chairs, d’un éclat si voilé et si discret, s’épanouissent, suivant l’ordonnance à peu près générale des fresques Pompéiennes, dans un azur limpide où voltigent deux amours : les personnages ne reposent point leurs pieds à terre, ils flottent, aériens ; Mars casqué d’acier, nu avec seulement un manteau de pourpre jeté sur ses épaules, comme il convient à un dieu que la beauté parfaite rend aimable aux regards, étreint de son bras le corps souple de Vénus dont la poitrine découverte est d’une exquise pureté ; les jambes sont dessinées dans la grande draperie rouge qui les recouvre sans laisser rien ignorer de leurs formes ; les bras sont chargés de bracelets d’or, et d’une main coquette elle agite un flabellum. Sera-t-il écouté le petit dieu qui lui conseille de se soustraire aux caresses de son amant ? Non, peut-être, car l’autre Amour qui porte auprès de Mars le baudrier et l’épée, excite le juvénile guerrier à poursuivre ses entreprises, et Vénus ne laissera pas se consumer les beaux yeux amoureux de celui qui la regarde et l’enlace si tendrement.

Hymen ! hyménée ! c’est une scène nuptiale : Bacchus et Ariane sont étendus mollement sur les coussins et les blanches draperies d’un lit ; la jolie fiancée, étonnée et craintive, laisse Bacchus soulever les voiles où tremblante s’est blottie sa jeune pudeur ; ses yeux clairs essaiment leurs frais regards sur le front de l’époux,

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