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excellents et les officiers se félicitent de leur heureuse initiative. Quelques chefs de service suivent le mouvement ; ils appellent auprès d’eux des dactylographes et s’en trouvent bien. Mais les grandes organisations n’emboitent le pas que fort lentement et en soulevant toutes sortes de difficultés, imaginaires pour la plupart. L’emploi des femmes exige la création de locaux supplémentaires. On ne saurait en effet, sans danger, mettre dans les mêmes bureaux, les hommes et les femmes. La moralité publique et privée pourrait gravement en souffrir.

D’autre part certains emplois exigent une grande maturité d’esprit, un sérieux peu commun, une discrétion à toute épreuve. Comment trouver, pensent nos peu galants fonctionnaires des femmes dignes de manier des documents strictement confidentiels ?

Heureusement interviennent de nouvelles circulaires du général Galliéni, puis de son successeur (février 1916, mai 1916). Encore une fois, il est prescrit aux chefs de service et commandants de dépôts d’utiliser les femmes dans les magasins d’habillement, les ateliers de confection et de réparation ».

D’une façon plus générale, ajoute le général Roques dans sa circulaire de mai 1916 « le principe doit être que tout travail pouvant être effectué par une femme devra être effectué par la main-d’œuvre féminine »… Les principaux emplois sont les suivants, sténo-dactylographes, comptables, téléphonistes, secrétaires du bureau de renseignement du vaguemestre, du service des colis postaux, secrétaires dans les états-majors et les différents services (recrutement, artillerie, génie, aéronautique, intendance)