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être indispensables à celles qui ont été arrachées du foyer » n’a pas manqué à sa tâche.

On ne saurait énumérer toutes les heureuses et intelligentes réformes qu’il a réalisées.

Hygiène des ateliers ? partout sont installés « lavabos, dispositifs permettant de réchauffer les aliments, réfectoire et salles de repos, dispositifs pour l’enlèvement des poussières. Des sièges mobiles sont placés à proximité de l’ouvrière pour qu’elle puisse s’asseoir même pendant le travail. Si des heures de nuit sont nécessaires des boissons chaudes seront préparées.

Égalisation des salaires ?

Dans tous les cas où un travail antérieurement exécuté par un homme passe entre les mains des femmes, la règle est établie de donner à la femme le même salaire. Une récente circulaire du sous-secrétaire d’État de l’artillerie et des munitions l’a rappelé impérativement aux contrôleurs de la main-d’œuvre.

Les plus grands efforts ont été faits pour la femme qui débute par des salaires de 4 à 5 francs par jour peut arriver aisément à doubler ce salaire. Une bonne « calibreuse » gagne parfois 8 fr. 75. Pour certains travaux délicats, confiés à des ouvrières particulièrement habiles, ils peuvent (c’est du reste un cas assez rare) rapporter jusqu’à 10 et 12 francs.

On comprend que ces salaires qui forment, dit l’une d’elles « un budget intéressant » et ces conditions de travail moins pénibles qu’elles n’auraient pu le craindre aient retenu à l’usine maintes midinettes que la morte saison des premiers mois de guerre y avait malgré