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breux personnel nécessaire, les volontaires se présentent en foule. Plusieurs femmes sont nommées membres des commissions d’assistance. Elles font merveille pour consoler la misère ou la douleur. En distribuant les secours, dit l’une « nous donnions en même temps, un mot de pitié, une parole d’encouragement bien nécessaire, car bien des yeux versaient des larmes d’humiliation en même temps que les mains se tendaient. » Auprès des familles en deuil, dit une autre « nous avons passé des moments bien pénibles, mais avec la douleur que nous apportions, nous essayions de laisser un peu d’espoir et de consolation ».

Dans les services municipaux les femmes occupent presque tous les postes. Les titulaires augmentent leur journée de travail ; les femmes sans travail acceptent à la mairie des salaires minimes, les institutrices en vacance servent comme volontaires. À plusieurs reprises M. Herriot, a rendu hommage au zèle et à la capacité de ses administrées.

Un peu partout l’exemple a été suivi et ce qui ne fut ici qu’un état de fait a été là officiellement enregistré. L’administration féminine ayant donné de bons résultats, le gouvernement a admis que les femmes puissent être membres des commissions administratives des bureaux de bienfaisance. De département en département, l’habitude s’est bientôt généralisée et, en fait, les femmes ont, pendant la guerre, joué en France le même rôle qu’elles jouent depuis longtemps en Amérique pour l’hygiène et le bien-être publics.

En bien des petits villages, il ne s’est pas trouvé