Page:Abensour - Les vaillantes, 1917.djvu/360

Cette page n’a pas encore été corrigée


changements. Sera-t-elle ? question tout autre ! Les institutions et les hommes sont à la merci de trop d’impondérables, insoupçonnés jusqu’à l’heure où éclate leur puissance, pour qu’on puisse emprisonner de mots l’avenir même immédiat.

Si l’évolution se réalise ainsi cependant, l’atroce fléau sera semblable à ces inondations dévastatrices qui, sur les plaines ravagées, laissent après elles l’humus fécondant. De la guerre même seront sortis quelques progrès. Progrès trop chèrement achetés, n’est-il pas vrai, épouses en larmes, mères assombries d’un deuil éternel ?