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promesse solennelle, elles sont dévouées au sens antique du terme ; seule la fin de la guerre les peut libérer.

« Elles vont recueillir les blessés sur le champ de bataille et partagent la vie des soldats. Si elles accomplissent vaillamment leur devoir, elles ont droit à l’insigne des braves. Si elles manquent à leur mission, on les renvoie du front en publiant leur nom et en leur retirant l’autorisation de, porter la Croix-Rouge ».

Femmes soldats ou infirmières, toutes se sont comportées bravement et toutes inscriront quelque page de belle allure, épique parfois au récit de chacun des épisodes de la lutte.

Pendant la campagne de Prusse orientale, le bataillon des quatre cents amazones cosaques se couvre de gloire. Mme Kokovtseva à la suite des reconnaissances les plus périlleuses gagne la croix de Saint-Georges.

« Maria Bieloverskaia, soldat volontaire, voyant tomber ensanglanté le commandant de son bataillon, se précipite et parvient à le transporter hors du rayon le plus dangereux, ce pour quoi elle reçut la croix de Saint-Georges de 4e classe. Un peu plus tard, au cours d’une reconnaissance, elle décela, dissimulé dans un grenier, un appareil téléphonique qui servait au service de renseignements de l’ennemi et, alors, elle fut promue de la 4e à la 3e classe, dans l’ordre de Saint-Georges. »

La même formation compte de nombreuses blessées, ouvrières ou étudiantes dont plusieurs gravement atteintes