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la place des hommes, remplissent leur tâche extraordinairement bien, dit le ministre du commerce M. Runciman ».

« Dans un cas, dit le Directeur du Middland Railways, deux femmes travaillant seulement trois heures supplémentaires par semaine font un travail pour lequel il fallait précédemment quatre hommes ».

« Les femmes sont splendides » ajoute M. Lloyd George avec une imperatoria brevitas.

Fournir aux combattants leurs armes, à toute la nation le pain quotidien, telles sont les deux plus belles tâches que les femmes anglaises aient, à leur honneur, entreprises et réalisées. Mais mille autres tâches encore ont sollicité leur activité.

On les a vues dans les docks de Londres et de Liverpool décharger les bateaux marchands, sur les chantiers de constructions maritimes de Newcastle de Londres, de Glasgow où leur endurance et leur habileté excitaient et l’envie de leurs camarades et l’admiration des patrons.

On a vu dans les usines de Dundee les femmes et filles de pêcheurs de la côte orientale de l’Écosse venir fabriquer toile à voiles et cordages. On les a vues, sur les chemins de hâlage, attelées aux lourdes péniches qui sillonnent les calmes cours d’eau de la campagne anglaise ; durs métiers que seule une nécessité impérieuse peut contraindre une femme d’exercer.

On les a vues dans les usines à gaz, charger, laver, charrier le coke.

Comme en France on a vu les femmes cuisinières