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Les associations confessionnelles ont suivi le mouvement.

L’armée du Salut dont un groupement sous le brigadier Marie Murray a déjà participé à la guerre sud-africaine envoie, toujours sous la direction de Miss Murray, des détachements en Belgique et sur le front français. L’Union des Jeunes filles chrétiennes, les associations quakers, l’Union des femmes Juives ont participé avec ardeur au grand mouvement de défense nationale.

Dans les divers groupements énumérés, toutes les classes — ou presque — se trouvent confondues. Mais la mobilisation féminine a dû beaucoup de son importance et de son efficacité à l’encouragement que lui a donné une aristocratie toujours écoutée et respectée.

De même que la noblesse anglaise fut la première à répondre à l’appel des armes, de même l’aristocratie féminine donna l’exemple de l’initiative et du dévouement.

Voici trois générations de souveraines, dignes héritières de la grande Victoria, la reine Alexandra, la reine Marie, la princesse Mary ; une princesse royale : la duchesse de Connaught.

Voici toutes les femmes de la plus ancienne noblesse de l’Angleterre : duchesses de Somerset, de Devonshire, de Norfolk, de Bedford, de Mailborough, vicomtesse Castlereagh, dont les noms rappellent une glorieuse histoire.

Voici l’aristocratie financière, Mrs Sassoon, voici les femmes des parlementaires les plus en vue : Mrs Lloyd Georges, des généraux et marins, Mrs French, Mme Despard French, Mrs Jellicoë. Ce sont des dizaines, des centaines d’autres noms qu’il faudrait citer. Tout ce qui