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diatement mobilisées et purent prêter leur assistance à d’innombrables œuvres ou sociétés.

Comme les deux clans féministes rivaux pactisent en une même politique nationale, de même féministes et anti-féministes se trouvent d’accord. La Ligue Nationale anti-suffragiste (National League for Opposing Womans Suffrage) prend en août 1914 la résolution de renoncer à toute action politique. Ses différentes branches se transforment d’elles-mêmes en sociétés patriotiques. Croix-Rouges anglaises, françaises, serbes, aide aux réfugiés, œuvres de prisonniers de guerre, assistance aux familles des mobilisés, travail féminin, telles sont les formes diverses de leur activité.

« Suffragistes et « antis » dit le Times ont rivalisé de désintéressement et d’amour du bien public ».

Toutes les autres sociétés féminines ont agi de même. La présidente de l’association des institutrices de l’Université d’Oxford adresse à toutes ses collègues un appel patriotique. Vers la défense nationale, elles devront tourner toute l’activité de leurs élèves. L’appel est entendu et se répercute à tous les degrés de l’enseignement. Étudiantes des universités d’Oxford et de Cambridge, pensionnaires des collèges de Londres, élèves de toutes les écoles primaires du Royaume-Uni (passionnées pour la guerre dont leurs professeurs leur expliquent chaque jour soigneusement les évolutions) tiennent à honneur de soulager les blessés et d’améliorer le sort des combattants. L’Association patriotique des collèges de jeunes filles, l’Union formée par 329 écoles primaires dirigent et canalisent ces bonnes volontés.