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sont, sans formalités, dirigés vers le front. La supercherie n’est pas découverte et c’est avec éclat que l’épouse remplit la tâche de l’époux défaillant. Tout le mois d’août elle se bat ; gravement blessée, au début de septembre, elle est transportée dans un hôpital où, reconnue, elle peut raconter avant de mourir sa glorieuse histoire. Ainsi pendant l’épopée révolutionnaire on vit des femmes combattre — et mourir — pour leurs maris. Aux mêmes batailles, apparaît, comme échappée à l’épopée arabe des premiers jours de l’Islam, Fathima la Marocaine qui, enrôlée parmi nos spahis a partagé à la Marne la gloire des cavaliers d’Afrique et les a suivis dans toutes leurs batailles.

Un beau chapitre de l’histoire de la guerre et qui malheureusement ne peut encore qu’être à peine esquissé : l’attitude des femmes françaises dans les pays envahis. Nombreuses sont celles qui, restées là-bas, par force ou de plein gré, ont su alléger les souffrances physiques ou morales de leurs concitoyens.

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...........Censuré............

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