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comme elle l’aurait fait en des circonstances normales. Sans souci des obus qui tombent tout proches, elle soigne inlassablement blessés français et anglais et ne s’arrête que sa tâche terminée. Par chance elle reste saine et sauve. Elle peut désormais porter avec orgueil l’ordre de la Croix Rouge royale conférée par le roi d’Angleterre en récompense de son dévouement.

La fin d’août et le début de septembre sont marqués en même temps que par l’avance des Allemands sur Paris par leur avance en Champagne, et leur entrée à Reims. La ville martyre est alors le théâtre de beaux dévouements féminins.

Dès le 29 juillet l’Union des Femmes de France a décidé l’organisation d’un hôpital dont la direction est confiée à une directrice d’école maternelle, Mme Fouriaux, aidée de deux autres directrices d’école, Mlle Lanthiez et Mlle Cavarrot. Des institutrices remplissent presque tous les emplois d’infirmières. En huit jours deux cents lits sont préparés. Rien que de normal jusqu’au 28 août. À cette date, on envisage l’occupation allemande et Mme Fouriaux fait prendre par le Comité les dispositions suivantes :

« Le fonctionnement de l’hôpital continuera d’autant que l’occupation allemande ne peut être que passagère.

Le personnel administratif, tout en restant prudent et correct devra défendre pied à pied les intérêts de