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PRÉFACE


Mon cher Confrère,

Est-il possible qu’il existe des misogynes, esprits étroits et cœurs fermés, dont la partialité entêtée résiste au spectacle que la femme française donne depuis le début de la guerre ? Je dois le croire parce que vous le dites et que j’ai apprécié la sûreté de vos informations toujours puisées aux sources les meilleures, mais j’en éprouve un étonnement indigné dont je ne saurais taire l’expression. S’il n’est point de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre, il y a des aveugles volontaires qui se refusent par la stupidité d’une opinion préconçue à voir ou à reconnaître l’évidence.

Avez-vous réussi à leur ouvrir les yeux ? Je n’en suis pas sûr, quelque décisive que soit votre argumentation, mais vous pouvez vous consoler aisément de ne pas rallier cette minorité impénitente, en vous disant que