Page:Abensour - Les vaillantes, 1917.djvu/143

Cette page n’a pas encore été corrigée


CHAPITRE VII


L’Internationale féminine.


« Celles qui tiennent ». — La Propagande française par les femmes.

Facteur essentiel de la résistance et de la victoire, la femme l’est apparue — non à nos yeux seulement, éblouis peut-être d’un mirage — mais aux yeux de toutes les nations. Sa force, elle l’a manifestée suivant les cas, par sa parole ou son silence, par l’abstention ou l’action.

Nous connaissons mal encore l’action collective, consciente ou non, des femmes appartenant aux groupements belligérants. On soupçonne pourtant, d’après les entrefilets trop brefs des journaux, combien dans les deux camps, elle fut différente.

Ivre comme son frère et son époux d’un abominable orgueil, haïssant comme lui la France dont elle jalouse l’élégance comme il jalouse la richesse, la femme allemande a, sinon voulu, du moins accepté allègrement la guerre. Et aux heures de victoire, nulle pitié chez elle pour les hommes sacrifiés ou les peuples martyrs. Dans ses lettres, dans ses actes s’expriment une haine féroce et la convoitise du luxe des vaincus.