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L’Ecole hôtelière existe déjà. C’est boulevard Beauséjour, un coquet immeuble à l’aspect engageant. Des cours s’y ouvrirent le 1er septembre 1915. Un enseignement ménager très sérieux en est la base et « il ne faudra pas sourire quand les plumeaux, balais, torchons, peaux à argenterie, théières ou porcelaines remplaceront les cahiers, crayons ou pupitres… » « Malgré les heures nombreuses consacrées à ces études très pratiques, les élèves de l’école ne négligeront ni l’anglais, ni les cours de perfectionnement post-scolaires ».

Ainsi les femmes seront, dans toute la force du terme, les bonnes hôtesses. Une telle œuvre à laquelle s’intéresse avec toutes les féministes dont nous avons eu l’occasion de citer les noms, la duchesse d’Uzès, et qui s’associe les propriétaires des principaux hôtels, ne peut manquer d’être menée à bonne fin. Et elle aura un triple avantage : donner du travail aux femmes, chasser de cette branche si importante de l’industrie nationale nos ennemis qui formaient avant la guerre jusqu’à 88 p. 100 du personnel, ressusciter enfin les vieilles traditions de la douce France en substituant aux « Palaces » la vieille auberge à la cuisine délectable, à l’aspect familial.

L’œuvre du jouet n’est pas moins intéressante. Qui ne sait que cette industrie est présentement presqu’entièrement monopolisée par l’Allemagne ? Et qui ne constate cependant que le bon goût français, féminin surtout, est capable de produire dans ce domaine de pures petites merveilles ?

Pour le prouver, Mlle Thomson et ses collaboratrices ont organisé la Fédération du Jouet Français, où, afin