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Page:A. Challamel.- Les Clubs contre-révolutionnaires.djvu/231

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CLUB MONARCHIQUE

Revenons au Journal de Paris.

« Aux Auteurs du Journal.

« Messieurs,

« On m’a porté sur la Liste du Club monarchique. Je vous prie d’informer le Public que je ne suis d’aucun Club, et que je ne veux être d’aucun.

« Queyssat, Capitaine de Chasseurs. »

« Mon nom se trouve dans un écrit intitulé : Liste des Aristocrates de toutes les couleurs composant le Club monarchique.

« J’ignore quel motif doit porter à démentir ce libelle plutôt que les autres ; mais puisque bien des gens estimables l’ont fait, je m’empresse de suivre leur exemple, en déclarant que je ne suis d’aucun Club.

« Charton, Chef de la première Division. »

« Note des Rédacteurs. — Le bruit qui s’est répandu que le Club Monarchique doit tenir ses séances aux Grands Jésuites, est destitué de fondement. Nous avons reçu de MM. les Commissaires de la Section une Lettre par laquelle ce fait est démenti, et qui annonce que ce bruit a pu être occasionné par des assemblées que tiennent, dans une des salles de Saint-Louis la Culture, avec l’agrément de la Municipalité, MM. les Employés aux Fermes, pour y délibérer relativement à des répétitions à faire sur MM. les Fermiers-généraux[1]. »

« Un imprimé. Messieurs, contenant une prétendue Liste d’Aristocrates composant le Club monarchique, vient de tomber entre mes mains. Mon nom s’y trouve inscrit. Est-ce ma personne qu’on a voulu désigner ? Je l’ignore. En tout cas, je déclare hautement que je ne suis, ni n’ai jamais été de ce Club.

« Daguesseau, Conseiller d’État. »

« Je viens de trouver mon nom dans une prétendue Liste imprimée des Membres du Club appelle Monarchique. Je déclare que cette liste est fausse en ce qui me concerne, et que je ne suis, ni n’ai jamais été Membre de ce Club.

« Poitevin Maissemy, Commandant de la Garde Nationale du Canton de Guiscard, Département de l’Oise [2]. » Courrier de Gorsas, qui l’inséra dans son numéro 13, du 13 février 1791. Elle se teriTiinaii par cette phrase : « Veuillez permettre, Monsieur, que votre journal reçoive ma profession de foi. » C’était la seule variante.

  1. Journal de Paris, numéro du 6 février 1791.
  2. Journal de Paris, numéro du 6 février 1791.