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« Par de Rossi, accusé de conspiration, « comme un traître à la Patrie, comme un ennemi du bien public ». Il parle, dans ce Manifeste, de la tyrannie des Jacobites ; il déclare qu’ « un homme de son caractère seroit donc bien peu propre à être l’instrument servile d’un Monarchiste, mais bien moins encore, pourroit-il jamais devenir l’esclave d’un Jacobin » ; il n’est pas l’homme de quelqu’un^ etc. (1). XXI D’une part, les Amu de la Constitution ow. Jacobins envoyèrent à leurs correspondants une Lettre relative à une émeute qui avait eu lieu à la Chapelle-Saint-Denis ; d’autre part, les Amis de la Constitution monarchique envoyèrent aux leurs une réponse. Les deux lettres furent publiées, mises en regard l’une de l’autre. « Lettre De la Société des Amis de la Constitution. Paris, le 24 janvier 1791. Frères et amis. On pourrait peut-être égarer les citoyens de vos contrées, par le récit d’un très petit événement qui s’est passé à La Chapelle, banlieue de Paris, aujourd’hui lundi 24 de ce mois ; on pourroit vous dire que la chose publique est en danger : ne le croyez pas. Cependant, notre sollicitude pour tout ce qui intéresse la patrie nous engage à vous écrire afin de vous rassurer sur les allarmes qu’on cherche à répandre dans l’âme de tous les citoyens. Quelques chasseurs, préposés à la garde des barrières, ont, dans une dispute assez vive, tué ou blessé dix ou douze personnes, sous prétexte d’empêcher la contrebande. On en a arrêté plusieurs, et déjà ils ont « Lettre Aux correspondants de la Société des Amis de la Constitution monarchique. Cert (C’est) avec l’indignation la plus vive que nous avons lu la lettre ci-jointe, rendue publique par une Société qui se dit Amie de la Constitution, et signée par plusieurs de ses membres. Xous déplorons l’événement malheureux, arrivé à La Chapelle, et nous ne l’appelons pas un très petit événement, parce que la mort et les blessures de plusieurs citoyens et soldats, et l’infraction faite à la loi ne sont pas un très petit événement aux yeux des Amis de la Constitution monarchique. Nous déclarons à ceux qui disent que la société des Amis de la Constitution monarchique (1) Bib. de la Chambre des députés, B’ 241.