Ouvrir le menu principal

Page:A. Challamel.- Les Clubs contre-révolutionnaires.djvu/185

Cette page n’a pas encore été corrigée
175
CLUB MONARCHIQUE

dans les petites villes. Je vous envoie sa lettre à ce sujet, et des couplets qui ont été chantés dimanche dernier, à une fête qu’il a donné [sic] à cinq cent cinquante hommes de la garde nationale des environs, dont il est commandant, dans son château, près Corbeil. Il étoit révéré généralement avant son discours, et la ville est partagée actuellement pour et contre. Les couplets sont du curé d’Ivry, connu pour un grand aristocrate. — Voici un de ces couplets. Air : Vive Henri IV.

Brave Tonnerre, j

Nous suivrons tes drapeaux. > 6/^. Eu paix, en guerre, )

Ils seront nos signaux,

Brave Tonnerre,

Nous suivrons tes drapeaux,

« Que l’on me dise encore que Stanislas n’est point un chef de conjurés... »

Clermont-Tonnerre et ses amis perdaient leur prestige. Carra s’empressait d’insérer cette phrase dans son journal : « Le club des Monarchiens ou des Monarchieux, (jui soulevoit le peuple en mettant à un sou la livre de pain, vient d’être dissous, autant par le mépris que par l’indignation publique... (1). » On chansonna beaucoup feu le club monarchique, surtout à propos de Clermont-Tonnerre, que l’on surnommait Jean-Farine. Bonis rimes remplis par M. de Clermont-Tonnerre., président du feu Club monarchique.

Sur, défunt, le cluô Monar-chique ^ Les Annales et la Chronique

S’évertuant à qui mieux mieux,

Dans une finale cynique (2)

Enterrent ce club piloyeux.

Messieurs, dit d’une voix étique

Clermont, jadis le Tonnerrrr’ ique., Efn renversant le pique nique,

De mes Monar... tant souffreteux,

Ah ! daignez leur laisser le.., chique (3), (i) Annales pat riolùj nés, n» 4"i8, du 3 janvier 1791. (2) « Les auteurs do la Chronique et des Annales se sont permis impiinémenl de changer la finale du mot inoua.rchique, et d’appeler ce club mona.r -cfiien, numar-chieux ; or, la réclamation de M. de Clermont-Tonnerre a pour objet ce changement. 11 demande avec raison qu’on restitue le chique enlevé à l’épithète thérie du club dont il est le président. » {Note de Gonas.) (3) Courrier de (iorsas, ïi° 4, du 4 janvier 1791 ;