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Page:A. Challamel.- Les Clubs contre-révolutionnaires.djvu/182

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complissement de la loi à laquelle nous avons tous juré d’être fidèles ;

« Considérant que c’est une charité bien redoutable et bien perfide, que celle qu’avoit commencé à exercer cette société, lorsque, sous le voile de la bienfaisance, elle a arrêté une distribution de pain à ses frais, à un prix inférieur au prix ordinaire, en faveur des pauvres de la capitale, qu’elle vouloit ainsi soudoyer pour se les attacher, et qui seroient venus recevoir, dans un morceau de pain, un aliment empoisonné ;

<( Considérant enfin que ce nouveau club est la même société chassée d’abord de la maison des Capucins, poursuivie ensuite rue Royale, proscrite enfin partout où elle a cherché à s’établir, qui se reproduit aujourd’hui sous un nouveau titre ; qu’Q peut faire craindre les plus grands dangers pour la capitale, et y amener les scènes d’horreurs dont gémissent encore la ville d’Aix, celle de Perpignan et autres, où se sont établis de pareils clubs, sous les noms (Vamis du roi, d’amis du clergé ; que cette dernière considération solhcite puissamment la surveillance de la section, et qu’elle ne croie pas avoir un moment à perdre pour prévenir de semblables malheurs :

(( A arrêté unanimement d’exprimer le vœu le plus formel pour la dissolution de la société ou club connu sous la dénomination des Amis de la constitution monarchique, qu’il sera en conséquence enjoint aux propriétaires ou principaux locataires du Panthéon, rue de Chartres, d’empêcher qu’il soit tenu aucune séance de la société dont il s’agit dans les dépendances de cet édifice. « A arrêté, en outre, que la présente délibération sera imprimée et affichée, et envoyée aux quarante-sept autres sections, avec invitation expresse d’y adhérer ; de veiller à ce que la société ne tienne ses assemblées dans aucun lieu de leur arrondissement, et à ce qu’il ne se forme aucune association pareille dans leur sein ; (( Que la présente délibération... sera notifiée à M. du Bergier, comme s’étant annoncé président de la société des prétendus amis de la constitution monarchique, et aux propriétaires ou principaux locataires du Panthéon ; et que, pour y donner la plus grande publicité possible, elle sera envoyée aux rédacteurs des journaux patriotes, pour être insérée dans leurs plus prochains journaux... « Signé : Bertemy. »

Une autre section, celle de l’Observatoire, fit une réclamation analogue.