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Page:A. Challamel.- Les Clubs contre-révolutionnaires.djvu/101

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INTRODUCTION

CLUB DES IMPARTIAUX

l^’on* !.- î PnT-i^^, n ]n Hn do VnuvM-u- 1789. 1

Sur l’emplacorruMil, du niai’cli( de la Vallrc, aujourd’hui disparu, st’dovail, depuis le milieu du Ircizièmo siècle, un couveni, de moines <lil,s (irnnds-AïKjiistins. Là s’étaienl réunies plusieurs fois, les assemblées du Parlement et des l^lals-(^fén(raux. sous l’aneienne monarchie.

Quelques vastes salles des Grands-Auguslins avaient aussi servi de lieu de réunion pour le haut clergé tous les dix ans, pour les chevaliers du Saint-Esprit, et pour les assemblées des Comptes, de cinq ans en cinq ans.

Le couvent était situé au bas du Pont-Neuf, sur le quai portani encore le nom des religieux, qui étaient dispersés. Malouet et quelques-uns de ses amis y réunirent des « modérés », des membres du cAté droit de l’Assemblée nationale, pour les opposer aux « avancés » du Club Breton, fondé à Versailles, dans le /ir ?/)oso/r. Aussi, le î) janvier 1700, le journal V Observateur (1) contenait cette appréciation : « Il existe à Paris, depuis un mois, deux associations libres, dont Tune s’occupe sans relâche du bonheur de la nation, et l’autre du bien-être de quelques particuliers. La première, fondée par les députés de Bretagne, se rassemble aux Jacobins de la rue Saint-lfonoré ; la seconde, formée par des évêques et de gros béni’liciers, se rassemble aux Grands-Augustins. Les bons citoyens ci-aignent l’Augustine, les mauvais ont peur de la Jacobine, » Cette association de mod(’n's se constitua à l’imitation des Jaco- [1]

  1. (I) IMJhserouleiir, u" 70, par Kcydfl ; journal <|ni (larul du l" août nSO au 12 octobre 1790.