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silencieusement, tenant près de ses lèvres mes mains, sur lesquelles je sentis aussi couler ses larmes.

Après cette crise de larmes, je me sentis plus calme. Je me laissai mettre au lit comme un enfant. Thérèse me rejoignit, après m’avoir préparé un tasse de thé.

Dès qu’elle fut couchée près de moi, je la serrai dans mes bras pour la réchauffer ; son poil se mêlait au mien et je lui donnai un long baiser, en disant : « J’ai été méchante, ma petite Thérèse !… je t’ai fait pleurer… tu me pardonnes, chérie ?… »

— Oh ! chère adorée ! vas-tu mieux maintenant, mon ange ?…

— Oui, assez bien ; j’étais un peu grise…

Et nos langues ne cessaient de frétiller.

— Tu bandes, Thérèse !… je sens ton affaire qui se redresse… Oh ! mets-le moi !…

— Non, mon amour, dormons… vous allez vous rendre malade… demain !…

— Ma chérie, je t’en prie… une petite fois…

Nous étions toutes deux, ventre contre ventre ; nous entremêlâmes nos jambes et je sentis son clitoris, à l’entrée de mon vagin, aller et venir à l’angle supérieur des grandes lèvres et exciter le mien à l’angle supérieur des grandes lèvres et exciter le mien dans une caresse régulière. Elle me baisait à la paresseuse ! Au bout de quelques minutes, nous nous pâmâmes en même temps, et… nous nous endormîmes enlacées.

Voilà, chéri, le récit fidèle de mes deux premières « nuits de noces » avec Thérèse. Qu’en dis-tu ?…

Je t’envoie un million de tendres caresses.

Ta Cécile.
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